Biodéchets alimentaires - Restauration, Déchets Organiques de l'industrie agro-alimentaire

Biodéchets alimentaires

Déchets de la restauration 

Déchets organiques de l'industrie agro-alimentaire

 

Nature

 

Le Code de l'environnement définit les biodéchets, comme « tout déchet non dangereux, biodégradable, alimentaire ou de cuisine, issu notamment des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que tout déchet comparable provenant des établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires ».  

 

Cette fiche concerne :

Dans la nomenclature européenne, les déchets de la restauration et de l'industrie agro-alimentaires sont générés par les activités de transformation des matières premières animales et végétales (classe 02).

Egalement disponibles

 

Réglementation

 

L’article L541-1 prévoit en outre l’orientation des déchets organique vers des filières de valorisation, à 55 % en 2020 et à 65 % en 2025. Le service public de gestion des déchets décline localement ces objectifs pour réduire les quantités d'ordures ménagères résiduelles après valorisation.

L’objectif est de développer le tri à la source des déchets organiques, jusqu'à sa généralisation pour tous les producteurs de déchets avant 2025, pour que chaque citoyen ait à sa disposition une solution lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets dans les ordures ménagères résiduelles, afin que ceux-ci ne soient plus éliminés, mais valorisés.

La collectivité territoriale définit des solutions techniques de compostage de proximité ou de collecte séparée des biodéchets et un rythme de déploiement adaptés à son territoire.

 

Quelques codes de la nomenclature

 

Conseils pratiques

Les biodéchets doivent être stockés dans les contenants adaptés à leur nature et entreposés dans un local fermé réservé (éviter la propagation de nuisibles), isolés des locaux de manipulation et de conservation des denrées alimentaires et si possible réfrigéré pour éviter la décomposition trop rapide.

Les producteurs de plus de 10 tonnes par an de biodéchets (les entreprises d’espaces verts, la grande distribution, les industries agroalimentaires, les cantines et restaurants, les marchés) ont l’obligation de trier leurs biodéchets et de veiller à ce qu’ils soient valorisés dans les filières adaptées.

L'ADEME propose un guide à destination des collectivités pour mettre en œuvre le tri à la source des biodéchets

 

Prévention et collecte

Le tri à la source des biodéchets alimentaires, au plus près des ménages ou des entreprises concernées, est nécessaire pour retirer ce flux initialement mélangé aux déchets ménagers et destinés à l’élimination.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 prévoit la généralisation du tri à la source, pour tous les producteurs de biodéchets (particuliers ou professionnels), d’ici 2025 pour favoriser la valorisation.

 

Les huiles alimentaires usagées (HAU)

Les professionnels spécialisés dans la collecte d’huile de cuisine usagée collectent et acheminent vers des centres de traitement en vue de leur recyclage.

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Déchets alimentaires autres que les huiles alimentaires usagées

Le compostage individuel permet de diviser par trois les volumes des biodéchets directement à la source. Il peut être proposé par les collectivités la gestion de proximité des biodéchets (composteurs individuels, lombricomposteurs), compostage partagé (composteurs collectifs en pieds d’immeuble, de quartiers, ou d’établissements), ou la mise en place de la collecte séparée des biodéchets via une collecte porte à porte.

Exemples de mise à disposition de composteurs 

La gestion de proximité permet tout d’abord de limiter la production de déchets à traiter par le service public et de réduire le nombre de camions de collecte de déchets sur les routes. Cela induit une diminution des dépenses d’énergie induites par le transport, une diminution de la mise en installation de stockage.

La collecte séparée des déchets alimentaires par la collectivité peut être proposée en plus du compostage de proximité. La collectivité organise alors un ramassage spécifique aux déchets alimentaires ou un ramassage bi-flux avec une benne compartimentée en vue d’une valorisation.

Les sous-produits animaux, comme les restes de viande, sont soumis à la réglementation sanitaire européenne qu’il faut également prendre en compte dans la gestion des biodéchets alimentaires. Les ménages doivent limiter ou éviter le dépôt de produits carnés dans les installations de compostage de proximité.

 

Exemples de traitement

La valorisation matière

Les biodéchets alimentaires sans HAU peuvent être valorisée par traitement biologique en compostage. Ce procédé consiste à dégrader la matière organique en milieu fortement oxygéné. La séparation de la fraction organique lors de la collecte permet ce type de traitement. La matière créée, le compost, permet, à l’échelle domestique ou locale, de limiter les achats d’amendement organique. Le compost se présente comme un terreau qui peut être utilisé sur les plantes de jardinage ou comme structurant sur le sol du jardin. À plus grande échelle, il peut servir sur les terrains d’un établissement, pour un usage local ou en jardin d'agrément. Il peut, enfin, être épandu sur les sols agricoles, s’il répond aux exigences des normes AFNOR NR U44-051 et NF U42-001.

Dans certaines conditions, les biodéchets triés, stérilisés et transformés peuvent être servis sous forme d'aliments pour le bétail ou les animaux de refuges, à condition de respecter les normes sanitaires du règlement CE n°1069/2009.

Les huiles alimentaires usagées sont purifiées par décantation, centrifugation et filtration après leur collecte. Elles sont valorisées en production de biodiesel ou en lipochimie. La lipochimie est la chimie des corps gras. Elle permet la fabrication des tensioactifs, de détergents, de colles, de polymères, de lubrifiants, de peintures et de savon.

 

La valorisation énergétique

La méthanisation est le processus naturel biologique par lequel la matière organique est dégradée en absence d'oxygène (anaérobie). Le traitement se fait à différentes températures, selon la composition physico-chimiques des biodéchets :

La méthanisation permet une double valorisation des biodéchets, une valorisation matière et une valorisation énergétique.

Une partie de la matière organique est transformée en un produit humide, riche en matière organique, appelé digestat. Il est généralement déshydraté et mis en tunnels de maturation, pour achever la réaction anaérobie et commencer la phase de compostage. Le digestat devient alors sous-produit traité et stabilisé. Sa richesse en azote lui confère une valeur intéressante pour l'amendement. Le digestat peut être utilisé pour des cultures alimentaires ou non-alimentaires (espaces verts), selon la réglementation et la nature des produits entrants dans le processus de méthanisation. Les normes NF U 44-051 et NF U 44-095 encadrent la valorisation agronomique des digestats issus des déchets verts, des autres biodéchets alimentaires issus des ordures ménagères et des digestats de boues d'épuration.

 

Une autre partie est transformée en biogaz, mélange gazeux saturé en eau à la sortie du digesteur et composé essentiellement de méthane (CH4). Cette source d'énergie renouvelable est stockable et peut être valorisée de multiples façons :

 

 

 

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